Des bijoux et des histoires / Jewels and stories

img_2458-e1516463001417.jpg

I’m delighted to show you my drawings, my books and my wooden jewels. You will find my blog posts by scrolling the “Home” section.

Je suis ravie de vous présenter mes dessins, mes livres et mes bijoux. Vous trouverez mes articles de blog en parcourant la section “Home”

 

Advertisements

Bijoux de bois, mon livre. Wooden jewels, my book

Avant toute chose, je vous annonce que je serai en signature à la Librairie La Galerne au Havre, le Samedi 7 Octobre, dans l’après-midi.

Il est paru en librairie, mon livre “Bijoux de bois” auquel je travaillais au printemps dernier. Il est difficile de décrire l’état d’esprit heureux et libre dans lequel je l’ai écrit. Chaque étape me semblait naturelle, il s’agissait de dire ce que je fais depuis toujours, la taille du bois, la peinture…et j’ai réalisé avec facilité chaque modèle. Ils sont étudiés pour pouvoir être refaits, autant dire que j’ai dû légèrement modifier mon processus de création, car en général, lorsque je réalise un bijou, je prends ce qui me tombe sous la main, et je ne respecte pas beaucoup l’ordre des étapes. Je tatonne souvent sur la couleur, et le dessin change. Mais pour mes lecteurs j’ai fait un effort de rigueur rare et j’ai accompli chaque geste méthodiquement. J’espère beaucoup qu’on m’enverra des photos des modèles accomplis!

So it came out, my book “wooden jewels” on which I was working last spring. It is hard to describe the free and happy state of mind in which I wrote it. Every step seemed natural, it was simply about describing what I’ve been doing for always, carving wood, painting…and I created easily every piece. They were studied so they could be done again easily by somebody else, so no need to say that I had to slightly adapt my usual process. Usually when I create a jewel, I take what falls at hand, and I tend to mix the making order. I’m also often very unsure about what color the jewel will have in the end, and the initial drawing changes a lot, from the draft on paper to the piece of wood. But for my readers, I’ve made an effort to be really methodical, so, if you please, enjoy! I hope that people will send me pictures of their works.

Gilet contre boutons – cardigan against buttons

(English underneath)

Lorsque Blandine de “La fée Jaja Bosse” a partagé la photo de ce gilet sur les réseaux sociaux, j’ai immédiatement regretté de ne pas être une talentueuse crochetière. Certes ma grand mère m’avait enseigné à faire des maniques, mais la seule oeuvre dans ce domaine dont je sois vraiment fière était un lapin blanc aux allures de fétiche déglingué, il y a douze ans, pour Louise, le bébé de ma meilleure amie. Ce lapin m’a drainée de toute énergie en matière de crochet. Il était assez terrible et rembouré avec une paire de chaussettes. Il hante peut-être encore la cave de mon amie.


Heureusement, Blandine se plaignait en commentaire de la photo, que la matière du gilet ne convenait pas à sa sensibilité et j’ai proposé un échange, soit six boutons en bois. Et à ma joie et surprise elle accepta. Surprise, oui, car je crois que crocheter un tel gilet doit prendre de nombreuses soirées de travail, tandis que mes boutons étaient bouclés en trois jours avec pauses. Blandine cela dit pratique beaucoup la maille de laine et le fil à coudre, j’ose donc espérer que le déséquilibre en termes de travail investi, n’est pas trop criant. Ces boutons serviront à orner les charmantes “marmottes” qu’elle crée et vend. Il s’agit, comme tout le monde peut voir, d’étuis pour pour ranger soigneusement des stylos, notamment les stylos plumes.

Comme Blandine utilise souvent des tissus aux motifs japonais, j’ai créé les boutons sur le thème de la fleur de prunier. Il sont intégralement peints au vernis, pour une résistance accrue, et j’ai laissé l’arrière en bois brut afin d’éviter tout risque que le tissu et le vernis de se soudent. Je ne suis guère japonaise dans l’âme, ma sensibilité est plus baroque, d’ou transparences et nuances colorées, là ou un authentique japonais aurait fait des aplats de couleurs simples. J’espère cependant que la gamme colorée et la forme seront des rappels suffisants.
Je pense que ces boutons conviendraient très bien sur une veste ou un gilet, à condition d’être décousus avant lavage. Quoiqu’à mon avis, ils pourraient supporter un lavage à main….c’est un peu le mystère.

Aimeriez-vous posséder des boutons de ce genre?


When Blandine from “La fée Jaja Bosse” shared a picture of this lovely cardigan on social network, I immediately regretted my lack of talent at crochet. Just such a cardigan was something I would have liked to own. My grandmother had taught me to crochet plain squares, but the only crocheted item I ever was proud of, was a white fetish-like rabbit, that I had put together for baby Louise, my best friend’s daughter, twelve years ago. That rabbit had something terrible about it, a pair of old socks was used to fill it, and it probably now haunts my friends cellar. It emptied for a lengthy period of wanting ever to crochet anything again.

Fortunately, Blandine commented the picture of her cardigan by saying, that she wasn’t satisfied with the feel of it. So I offered her a swap, six wooden buttons and she’d give it to me. To my surprise and pleasure, she agreed. I say I was surprised, because I think it takes much more time, certainly many evenings, to crochet a cardigan, than to carve and paint buttons. I didn’t spend more than three days on these buttons, and that was with long pauses doing other things. Blandine does a lot of sewing, and crochet, so I hope, though, that she went quicker than I can imagine. These buttons will be used to decorate the charming penrolls that she creates and sells. 

Since she often uses fabrics with a japanese inspiration or pattern, I decided to design the buttons with a plum blossom shape. They’re entirely painted with varnish, rather than gouache or acrylics, in order to make them more resistant. I left the back bare from varnish, so it won’t risk to stick to the fabric. My soul isn’t japanese and my inspiration is rather more peasant or baroque, so I couldn’t keep from modulating the shades of pinks, yellow and light purple, and add tiny details here and there….a japanese no doubt would have uses two simple colors and been happy with it. Hopefully the color range I used, and the shape of these buttons will remind somewhat of Japan, in association with the fabrics.

I think that these buttons would do awesome on a cardigan or a jacket, provided that they would be unsewed before washing. In fact maybe they coukd take mild handwashing, but that is a guess of mine.

Would you like to sew such buttons on something you made?

Unicorn Swap – Echange Licorne

2016-12-23 04.34.14

English underneath

Je vous propose aujourd’hui à l’échange, ce pendentif licorne vernis, en bois, gouache et vernis à ongles. Je l’ai fabriqué pour figurer dans mon prochain livre, “Bijoux de bois” à paraître aux éditions “l’inédite”.

Mais une autre licorne qui a une forme assez similaire a été préférée lors de la sélection.

Je rappelle les principes de l’échange: ce bijou ira à une personne, en France ou à l’étranger, qui me proposera un travail de couture ou tricot, de sa main. Il peut s’agir d’un vêtement (vêtements enfants bienvenus) d’une housse de coussin, d’un plaid. Sauf exception,  je laisse le bijou à l’échange pour un mois, afin qu’un maximum de personnes puissent tenter leur chance.  Après que nous nous soyons mis d’accord, j’enverrai le bijou. En quise de repère de valeur, je passe trois jours en moyenne sur un bijou, il s’agit toujours d’un motif unique et signé.

une chaîne sera ajouttée.

I offer today for a swap, this wooden varnished  unicorn pendant, decorated with gouache and nail polish. I had created it as a model for my coming book “bijoux de bois” to come out in bookstores in September.

But there was another unicorn pendant, and for the sake of diversity it was favored and this one discarded.

Let me recall the rules for a swap: this wooden jewel will go for to someone, in France or abroad who will offer me a handmade needle work, be it knitting or sewing. It could be a piece of clothing (children’s clothes welcome) a pillow case, a quilt, or whatever you can think of. I give a month’s delay before I decide whom i shall make the swap with.

when we’re agreed, i shall send the jewel. To give you an idea of it’s worth, such a piece takes me about three days to create, and is always a signed, unique pattern.

a chain will be added

Mon échange réussi-My successful swap

(In English underneath)

Ces derniers mois ont représenté beaucoup de travail, et j’ai momentanément mis le blog de côté. Il fallait réviser soigneusement le texte de mon prochain livre, “Bijoux de Bois” à paraître le 15 Septembre aux éditions l’inédite. J’ai aussi fait moi-même les instructions pas-à-pas et les illustrations du matériel nécessaire. Cette phase de mon livre était un moment de bonheur dessiné, car je n’avais jamais encore approfondi ce type de dessins. Et biensur, j’ai mis la dernière main à la peinture de chacun des vingt bijoux….d’ores et déjà, et avec la gracieuse permission de l’éditeur, je vous présente deux des photos, prises par l’excellent photographe Julien Clapot. J’avoue que je résiste difficilement à la tentation de publier toutes les images immédiatement, car elles sont toutes plus fines et poétiques les unes que les autres. Pour moi c’est une aventure passionnante de voir mon travail ainsi sublimé.

I had a lot of work these last months, and I put my blog aside temporarily. I had to re-read carefully the text for my coming book “wooden jewels” to be published on September the 15th. I also made all the instruction-drawings myself, for the step by steps, as well as drawings to illustrate the necessary tools. That part of the work was a real pleasure, as I had never really worked in-depth on such type of drawings. And of course I finished painting the twenty jewels…I can show you two pictures of them with the kind authorization of the publisher. They were taken by the excellent photographer Julien Clapot. I confess, that I hardly resist showing you all of the pictures immediately: I think they’re all more gracious and poetic the ones than the others. To me, it’s a captivating adventure to see my work thus animated.



Tout cela pour dire, que mon programme d’échange a été un peu relégué en deuxième position. Et POURTANT un échange a bien eu lieu. La petite sirène que j’offrais, a trouvé preneuse en la personne de la charmante Emma de: https://emmaandhermachine.wordpress.com/author/emmaandhermachine/

Emma est une jeune femme industrieuse qui travaille la couture sur son temps libre, avec passion et un goût romantique et fantaisiste dans le choix de ses tissus. De plus son blog est rédigé avec finesse et sensibilité, bref, j’étais ravie qu’elle se laisse prendre au jeu. Elle a cousu pour moi, une robe Moneta en jersey, qui je pense humblement me va plutôt bien….ou qu’en dites-vous? J’espère recommencer un échange avec elle un jour, et en attendant je vous invite à visiter son blog!

All this to say, that my swap project was a bit left behind. And YET a swap was made. The little mermaid that I had offered for exchange found an owner in the person of  the charming Emma from: https://emmaandhermachine.wordpress.com/author/emmaandhermachine/

Emma is an industrious young woman who works at sewing on her spare time. Her taste in choosing fabrics, is passionate, full of fantasy and romantic. On top of it, her blog is written in a sensitive and refined manner. So in short I was delighted that she would take part in that swap. She sewed for me a jersey Moneta dress, I humbly think that it fits me well….or what do you think? I hope to make a swap with her again someday!! In the meanwhile, I invite you to visit her blog.


Je réfléchis aussi à ce que je proposerai prochainement à l’échange, qu’est-ce qui pourrait vous tenter: quatre gros boutons en bois sculptés et peints, qui pourraient orner une veste ou un gilet-il faudrait les découdre pour le lavage, cela vous freinerait-il de les utiliser? Une broche? Un pic à cheveux? Encore un pendentif? 

I’m also thinking now, of what I would offer for the next swap. What would tempt you to give it a try: four big sculpted and painted buttons to decorate a jacket or a cardigan—you would have to unsew them for washing, would that be a deterrent to you? A brooch? A wooden hairpin? Or yet another pendent?

Kitten with pearls-chaton aux perles

I’m working at a DIY crafts book on wooden jewels. It’s very exciting and I have twenty jewels to finish before the end of the month. It’s also a challenge in speed, and creativity, as I’m a rather slow, hesitant and procrastinating artist. Actually it’s not twenty jewels that I ought to have done before the end of the month, but twentyfour. Four of them will be selected away from the final batch. It won’t necessarily be the four ugliest, but rather more the four most complicated ones….so I shall have beautiful swaps to offer for the next four coming months. In the meanwhile, let me present one of my kittens!

Je travaille à un livre de loisirs créatifs, sur le sujet des bijoux en bois. C’est passionant pour moi, et je dois terminer vingt bijoux pour la fin du mois. C’est aussi un challenge de vitesse et de créativité, puisque je suis une artiste plutôt lente et procrastinatrice. En fait, ce ne sont pas vingt bijoux que je devrais avoir fini pour la fin du mois, mais bien vingt-quatre. Quatre d’entre eux seront retirés de la sélection. Ce ne seront pas forcément les quatre plus laids, mais plutôt les quatre plus compliqués. Donc j’aurais de beaux échanges à vous offrir pour les quatre mois à venir. En attendant laissez moi vous présenter mon chaton!

Mermaid Exchange-Echange de Sirène

So, I have been planning for a while to offer one of my jewels for an exchange, and I was thinking of doing this monthly.

My idea is, that if you like my jewels and if you are handy at making things, such as sewing or knitting, you can offer me something in exchange. Such a wooden jewel takes me about two days to sculpt, on top of the fact that it is unique. I will let it remain for exchange on my page for a month and consider offers, you can contact me and send me project ideas or pictures. No need to say, that this being my first attempt, I intend to be positive with anybody that dares to give it a try. Do share broadly if you like the idea!

Comme je vous en ai parlé, il y a quelques temps, je vais proposer des bijoux en bois à l’échange chaque mois. Mon idée, c’est que si vous êtes habiles à certaines choses, telles que couture ou tricot, vous pouvez me proposer un projet ou quelque chose de fini à l’échange. Je prévois de laisser cet article tel quel pour un mois, durant lequel vous pourrez me contacter. Bien évidemment et surtout, ceci étant une expérience et une première tentative, je serai ouverte et positive avec ceux/celles qui seraient tentées par l’aventure. N’hésitez pas à partager largement!

Manger dans ta main-le tragique à dos de cochon/ Eat in your hand-Tragedy on a pig’s back.

 

(This is a book just come out in French. English translation to this post, underneath the french article.)

 

“Manger dans ta main” présente sur sa couverture un charmant petit cochon rose tendre. Ce petit cochon sera nourri, aimé, soigné comme un animal de compagnie, puis peu à peu relégué. Car la destinée de cette espèce, qui s’est adaptée au fil de l’évolution pour développer des stratégies de survie, c’est l’abattage. Et c’est notre empathie, que les cochons sont programmés génétiquement à éveiller, c’est à dire que par bien des aspects, ils nous ressemblent. Dans une société ou c’est la mode de garder un cochon pour la compagnie sans projet de le manger en dépit des inconvénients, Sophie Carquain offre le contrepoint: lorsqu’on a le projet d’engraisser un cochon pour le manger, est on armé pour faire face à sa soif de vivre? Tuer un animal, peu d’entre nous y ont été confrontés. Luisa personnage clef de l’histoire, a vécu soumise aux évènements. Engraisser un cochon, est un cheminement vers l’acceptation de l’inacceptable, comme un accord final à une vie de compromis. Ce sacrifice demandé par son mari, qui impose l’animal et la règle à Luisa dès le début du livre, fait un écho douloureux à toutes les duretés, les pertes et les arrangements insatisfaisants qu’on peut rencontrer au cours de l’existence–et le lecteur  n’est pas épargné dans la réalisation de ces situation par trop humaines: la disparition d’un enfant, la nécessité économique qui nous contraint à nous séparer de notre première née, la prise de pouvoir intime et envahissante d’une (pourtant) bonne employeuse, qui demande non seulement le travail mais aussi l’amitié de sa salariée.

Le cochon dans son avidité et sa destination questionne également sur le rapport à la nourriture. Car Luisa a une fille qui bien au contraire d’être passive régit sa propre vie jusqu’à la moindre calorie ingérée. Ce n’est pas elle, ah non, qui engraisserait un cochon. Et pourtant, peut-on maîtriser totalement les pulsions profondes nées des exigences de nos corps?

Rose la cochonne, pivot thématique, fait écran et écrin adipeux au foisonnement vivant du livre. Ce sont des personnages amenés par touches variées et contradictoires, qui s’animent et vivent alors que tout semble la pousser à sa mort.

Ce roman pudique, accessible et délicat n’impose jamais de lecture univoque, il est toute politesse et élégance pour le lecteur, sans jamais sombrer dans la complaisance.

17093986_10155074775344660_205895656_n

“Eat in your hand” hasn’t been translated to English yet, even though I think and hope that it will probably happen soon. In the meanwhile, here is what I thought about it.

The book shows on it’s cover a charming and tenderly pink piglet. That little piglet, will be fed, loved and raised as companion, only to be later on, slowly discarded…the destiny of this species is slaying, and pigs have developped evolutionnary strategies for survival throughout ages. It is the core of our empathy that pigs are genetically programmed to reach, so that by many aspects they have come to resemble us.

In a society where it has become a trend to keep a pig for company, without any design to eat him, and in spite of the inconveniences, Sophie Carquain, author, offer us a counterpoint: when we have the design to raise a pig in order to eat it, are we properly armed to face it’s thirst for life? Few people nowadays have faced the necessity to kill an animal.

Luisa a key character of this story, has hithertho lived a life submitted to events and necessity. Feeding this pig, is for her the path to acceptation of the unacceptible, like the final chord to a life of compromise. This sacrifice, demanded by her husband at the beggining of the book, as he forces the task upon her and sets the rules, echoes painfully with all the hardships, the losses and the unsatisfactory arrangements that can be met throughout existence—and the reader isn’t spared, as the sorrows are all but too human and potentially familiar: disappearance of a child, financial necessity that forces us to part with a first born, and the intimate power taking of a good but intruding employer who demands not only company as a job, but also friendshit and commitment from her employee.

The pigg, though the lens of it’s glutonny and it’s potential destiny questions us also on the topic of our relationship to food. Indeed, Luisa has a daughter who, far from being passive, reigns over her own life and controls every calory that she swallows. She would never feed a pig, oooh noooo. And yet, can we control the deep impulses that are born from the depths of our bodies?

Rose, the piglet, the official subject of the book, screens and protects the living flesk of the book. Characters are brought by various and contradictory touches, and come to life as everything seems to bring her towards her death.

This modest, accessible and delicate novel, never forces it’s conclusions on the reader. It is all politeness and elegance for him, without ever sinking into complacency.